À la rentrée 2024, 5 % des collégiens français étudiaient l’italien, contre 99,6 % l’anglais, selon la Note d’Information n° 25.35 de la DEPP publiée en juin 2025. Autrement dit : si vous voulez apprendre l’italien en France, l’école ne vous le proposera probablement jamais, et une application devient une porte d’entrée par défaut.
J’ai passé au crible le parcours d’italien de Busuu pour vérifier ce que la plateforme certifie réellement, ce que valent ses formules d’abonnement, et ce que la recherche indépendante dit de l’efficacité de ce type d’outil.
Busuu propose l’italien du niveau A1 au B2, avec plus de 580 leçons, une correction par la communauté et un certificat à chaque palier. Reste à savoir ce que vaut réellement ce parcours pour quelqu’un qui part de zéro, et si l’abonnement se justifie face à une application gratuite.
Mon avis Busuu en un coup d’œil
Busuu obtient un 6 sur 10 dans mon évaluation : un parcours d’italien large et structuré sur les niveaux du CECRL, une application agréable au quotidien, mais un plafond à B2 et une tarification illisible depuis la France. Voici le détail de mes quatre critères d’évaluation.
| Critère | Note | Commentaire |
|---|---|---|
| Qualité et étendue du parcours d'italien | ⭐⭐⭐⭐☆ | Plus de 580 leçons annoncées, trois parcours distincts, niveaux A1 à B2 |
| Interface et application mobile | ⭐⭐⭐⭐☆ | 4,6 sur 5 sur environ 31 000 notes de l'App Store français, relevé le 18/08/2026 |
| Lisibilité tarifaire | ⭐⭐☆☆☆ | Aucun prix affiché côté serveur, montants variables selon la promotion en cours |
| Accompagnement humain | ⭐⭐⭐☆☆ | Corrections par la communauté native, mais aucun suivi par un enseignant |
Comment fonctionne Busuu pour apprendre l’italien ?
Busuu est une application de leçons courtes, organisée en un parcours structuré par niveaux du CECRL, dans laquelle vos exercices écrits et oraux peuvent être corrigés par des locuteurs natifs. Vous choisissez votre niveau de départ, votre objectif et votre rythme, puis la plateforme génère un plan d’études adapté à ce que vous avez déclaré.

Pour commencer, il faut télécharger l’application depuis l’App Store ou le Play Store, ou ouvrir la version web dans un navigateur : les deux accès partagent le même compte et la même progression, ce qui permet d’entamer une leçon sur ordinateur puis de la reprendre sur mobile.
Le premier écran vous demande de situer votre niveau, soit par un test de positionnement, soit par déclaration. J’ai ouvert le parcours en partant d’un niveau A1, sans passer par le test de positionnement.
La plateforme demande ensuite le temps disponible par semaine et les jours souhaités, pour caler des rappels, puis en déduit un calendrier d’apprentissage daté, modifiable à tout moment. Cette planification est le vrai ressort de motivation de l’outil : elle transforme une intention vague en créneaux identifiés.
Chaque leçon d’italien traite un thème délimité et enchaîne plusieurs modules courts. Le vocabulaire arrive d’abord, associé à des images et à des enregistrements de locuteurs natifs, puis viennent les exercices de mise en pratique, un point de grammaire, la conjugaison, et un module de dialogue simulant un échange du quotidien. Un exercice de fin de leçon rejoue ensuite les mots vus et conditionne le passage à la suivante.
Cette alternance de formats est ce qui rend l’apprentissage supportable sur des sessions de dix à vingt minutes, et elle explique pourquoi vous pouvez apprendre l’italien par tranches de temps très courtes, entre deux rendez-vous ou dans les transports.

Busuu revendique 14 langues à son catalogue et plus de 120 millions d’utilisateurs inscrits, ainsi que plus de 120 millions d’utilisateurs inscrits.
Busuu revendique 14 langues à son catalogue et plus de 120 millions d’utilisateurs inscrits, ainsi que plus de 105 millions d’échanges communautaires sur l’année 2024, source : busuu.com. Ces chiffres sont des déclarations de l’éditeur, que je rapporte comme telles et non comme des faits audités.
Le catalogue ne se vaut pas d’une langue à l’autre, et c’est un point que les comparatifs passent souvent sous silence : seules quatre langues montent jusqu’au niveau C1, le coréen s’arrête à A2, et toutes les autres plafonnent à B2.
| Langue | Niveaux couverts |
|---|---|
| 🇬🇧 Anglais | A1 à C1 |
| 🇪🇸 Espagnol | A1 à C1 |
| 🇫🇷 Français | A1 à C1 |
| 🇩🇪 Allemand | A1 à C1 |
| 🇮🇹 Italien | A1 à B2 |
| 🇧🇷 Portugais | A1 à B2 |
| 🇷🇺 Russe | A1 à B2 |
| 🇯🇵 Japonais | A1 à B2 |
| 🇨🇳 Chinois | A1 à B2 |
| 🇸🇦 Arabe | A1 à B2 |
| 🇹🇷 Turc | A1 à B2 |
| 🇵🇱 Polonais | A1 à B2 |
| 🇳🇱 Néerlandais | A1 à B2 |
| 🇰🇷 Coréen | A1 à A2 |
Cette hiérarchie compte au moment de choisir. Si vous visez l’anglais ou l’espagnol, vous disposez d’une marge de progression jusqu’à un niveau avancé. Sur le coréen, deux niveaux seulement vous mèneront à peine au-delà des échanges de base. L’italien, lui, se situe dans la moyenne du catalogue.
Que vaut le parcours d’italien ?
Le cours d’italien de Busuu compte plus de 580 leçons réparties en trois parcours, et couvre les niveaux A1 à B2 du CECRL. C’est un volume sérieux pour un apprenant débutant ou intermédiaire, mais le parcours s’arrête à B2 : au-delà, la plateforme ne propose rien en italien. À raison d’une leçon de quinze minutes par jour, ce parcours représente environ dix-huit mois d’apprentissage continu.
Les trois parcours d’italien sont distincts dans leur finalité : un parcours complet couvrant la progression A1 à B2, un parcours orienté voyage, et un module consacré à la prononciation italienne. L’éditeur revendique 2 millions d’apprenants d’italien sur la plateforme, source : page officielle du cours d’italien. Le détail du nombre de leçons par niveau n’est pas publié, je ne le décompose donc pas.
Le CECRL n’est pas une grille marketing : les programmes officiels français fixent l’objectif du niveau A1 en fin d’école élémentaire et s’appuient explicitement sur ce référentiel pour les langues vivantes. Situer un parcours d’application sur cette échelle permet donc une comparaison directe avec ce qui se fait en classe.
| Niveau CECRL | Ce que couvre le parcours d'italien | Certification proposée |
|---|---|---|
| A1 | Se présenter, expressions du quotidien, vocabulaire de base, premiers dialogues | Oui |
| A2 | Situations courantes, passé simple d'usage, échanges de voyage et de restauration | Oui |
| B1 | Récit structuré, opinions, grammaire plus dense, dialogues suivis | Oui |
| B2 | Argumentation, nuances lexicales, compréhension de contenus longs | Oui |
| C1 et C2 | Non couverts par le parcours d'italien | Non |
Que valent les certificats Busuu ?
Busuu délivre des certificats par niveau, et l’italien est certifiable des niveaux A1 à B2.
Ces niveaux attestent de la réussite d’un test interne à la plateforme, pas d’un diplôme reconnu par un employeur ou une administration comme peut l’être une certification officielle de langue.
La correction par la communauté tient-elle ses promesses ?
La correction communautaire est l’atout distinctif de Busuu et c’est aussi sa principale fragilité.
Vous soumettez un exercice écrit ou une phrase enregistrée, un locuteur natif italien la corrige, et vous rendez le même service à un apprenant de français. Le délai de retour est généralement court.

La limite est structurelle : un locuteur natif n’est pas un enseignant.
Il vous dira qu’une tournure sonne mal, rarement pourquoi la règle l’interdit, et jamais quelle erreur vous répétez de leçon en leçon.
Les corrections publiques que j’ai parcourues sur la plateforme vont de la reformulation complète et argumentée au simple pouce levé. Sur un point de conjugaison italienne précis, cette variabilité coûte du temps.
Busuu est-il gratuit ou payant ?
Busuu propose trois formules : un plan Free gratuit, réellement utilisable mais volontairement limité, complété par deux abonnements payants, Premium et Premium Plus.
Vous pouvez commencer les exercices d’italien sans payer, mais l’essentiel des fonctions de révision et de certification se trouve derrière l’abonnement. Éprouver la version gratuite avant de payer reste la démarche la plus prudente.
Ce que donne la formule gratuite
Celle-ci donne accès à une seule langue et à une partie des leçons du parcours. C’est la version par laquelle je vous conseille de commencer pour reprendre vos bases d’italien, et elle suffit à voir si la méthode d’apprentissage de la plateforme vous convient avant de sortir la carte bancaire.
Les publicités sont présentes, la révision du vocabulaire et le mode hors ligne ne le sont pas. Aucun abonnement ne s’impose tant que vous n’avez pas vérifié que vous y revenez plusieurs fois par semaine, quinze minutes à chaque fois : l’interface est plaisante, encore faut-il y revenir.
Ce qu’ajoutent les abonnements payants
Premium et Premium Plus ouvrent la révision du vocabulaire et de la grammaire, le mode hors ligne permettant de réviser sans réseau, les certificats Busuu, l’accès aux correcteurs natifs, les cours complets dans les 14 langues du catalogue et la suppression des publicités, source : comparaison officielle des formules. Premium Plus ajoute seul les conversations assistées par intelligence artificielle, la pratique de l’oral avec retour, les cours de spécialité et la reprise ciblée des erreurs. Le choix entre les deux offres tient à une question simple : voulez-vous apprendre l’italien à l’écrit et en révision, ou aussi travailler l’oral avec des exercices de prononciation ?

Je dois être franc sur les tarifs, car c’est le point où la plupart des avis en ligne se contentent de recopier un chiffre invérifiable. Les pages de tarification de Busuu ne renvoient aucun prix. Comme souvent pour les applis et les organismes de cours de langues.
Les montants semblent dépendre de la promotion en cours, à date où on consulte le site.
Busuu revendique une solution fiable et sérieuse, fréquentée par 120 millions d’utilisateurs, mais n’affiche même pas ses tarifs. Les prix relevés par des sites tiers vont de 4,87 à 13,99 euros par mois, un écart qui rend toute moyenne trompeuse.
Donc là, moi je me dis que pour apprendre une langue, autant connaître direct le prix que ça va me coûter. Chez Superprof, par exemple, je vois direct ce que je devrai dépenser.
La seule donnée tarifaire que j’ai pu vérifier directement est la liste publique des achats intégrés affichée sur la fiche de l’application.
Elle mentionne notamment un abonnement mensuel à 6,99 euros, un abonnement mensuel à 9,99 euros, une formule de 12 mois de Premium à 79,00 euros, une autre à 157,99 euros et 12 mois de Premium Plus à 189,99 euros. Ces paliers incluent d’anciennes offres et ne constituent pas la grille tarifaire courante : vérifiez le montant affiché dans l’application au moment du paiement, plutôt que de vous fier à un chiffre lu ailleurs.
L’éditeur a par ailleurs les moyens de tenir dans la durée : Busuu appartient à Chegg, qui déclarait au deuxième trimestre 2025 une croissance de 15 % du chiffre d’affaires de sa filiale sur un an. Pour qui envisage un engagement de douze mois, cette pérennité compte autant que le prix.
Quels sont les inconvénients de Busuu ?
Les principaux inconvénients de Busuu sont un parcours d’italien plafonné à B2, une correction communautaire de qualité inégale, l’absence de tout suivi par un enseignant et une tarification que l’éditeur n’affiche pas de manière stable. Ce sont des limites de conception, pas des défauts passagers.
Le plafond à B2 concerne directement l’italien. Un apprenant qui vise l’aisance en conversation soutenue, la lecture d’ouvrages exigeants ou un usage professionnel devra changer d’outil en cours de route. L’anglais et l’espagnol montent jusqu’à C1 sur la plateforme, l’italien non.
La seconde limite tient à ce qu’une application ne fait pas : personne ne vous entend hésiter, personne ne relève que vous fuyez systématiquement le subjonctif, personne n’adapte la séance suivante à l’erreur d’hier. Les rappels quotidiens entretiennent la régularité, ils ne remplacent pas un diagnostic. Pour un objectif daté, un examen ou un entretien, cet écart devient déterminant.
J’ai aussi relevé, lors de mon test initial, un problème d’accès au compte depuis l’application Android.
Sur la boutique d’applications d’Apple, la note reste bonne : 4,6 sur 5 pour environ 31 000 notes. Sur Trustpilot, je vois 19 000 avis environ pour une note de 4,2/5.

Une remarque récurrente dans les retours publics porte sur la résiliation des abonnements. Comme pour tout service reconduit tacitement, je vous conseille de noter la date d’échéance dès la souscription plutôt que de compter sur un rappel de l’éditeur.
Une application suffit-elle pour apprendre une langue ?
Oui, une application produit un effet mesurable sur l’apprentissage du vocabulaire, mais à deux conditions que les argumentaires commerciaux passent sous silence : un usage régulier d’au moins dix semaines, et une lecture prudente des résultats, car la qualité des études disponibles est faible. C’est la conclusion convergente des deux méta-analyses les plus récentes sur le sujet.
En plus, une appli que l’on consulte sur son téléphone pendant 12 mois ne dit rien sur l’assiduité. Si vous ouvrez vos cours d’italien une fois par mois, vous ne saurez pas parler italien. En revanche, si vous vous offrez des cours particuliers réguliers avec un professeur d’italien natif, vous aurez certainement un niveau suffisant pour tenir 80 % des conversations en Italie en quelques semaines.
Concrètement, pour l’italien sur Busuu : trois semaines d’enthousiasme puis l’abandon ne produiront rien de mesurable, quelle que soit la qualité des leçons. Deux mois et demi de pratique quotidienne, même courte, vous placent dans la zone où l’effet devient réel. C’est cette régularité, plus que l’outil choisi, qui décide du résultat : dix semaines à quinze minutes par jour valent mieux qu’un abonnement annuel abandonné en février.
Un bon point des appli de cours de langues : la mémorisation lexicale se prête bien à la répétition sur écran ; mais la production orale spontanée, la correction ciblée d’une erreur récurrente et la progression au-delà de B2 s’y prêtent beaucoup moins.
Sur ces trois points, un échange régulier avec un enseignant reste difficile à remplacer, notamment pour travailler l’accent en situation de conversation réelle. Une plateforme de mise en relation avec des professeurs particuliers comme Superprof permet de trouver un professeur d’italien pour un accompagnement ciblé, sans abonnement de longue durée, et sans engagement.
Les deux approches se combinent bien : l’application pour les révisions quotidiennes, le cours particulier pour l’oral et les points bloquants.
Qui apprend l’italien en France ?
L’italien est une langue minoritaire dans le système scolaire français : 5 % seulement des élèves du premier cycle l’étudiaient à la rentrée 2024, et 6,7 % dans le second cycle général et technologique. Cette rareté explique pourquoi tant d’adultes se tournent vers une application pour apprendre cette langue.
À titre de comparaison, l’anglais concerne 99,6 % des collégiens, l’espagnol 57,5 % et l’allemand 12,5 %.
La moyenne nationale masque une géographie très marquée. Dans le second cycle général et technologique, l’italien concerne 31,6 % des élèves de l’académie de Corse, 27,6 % à Nice, 20,8 % à Grenoble et 18,9 % à Aix-Marseille, contre 6,7 % en moyenne.
Autrement dit, plus vous êtes loin des académies frontalières ou méridionales, moins l’école vous offrira cette possibilité, et plus l’auto-formation devient le seul chemin praticable.
| Académie | Part des élèves étudiant l'italien (second cycle GT, rentrée 2024) |
|---|---|
| Corse | 31,6 % |
| Nice | 27,6 % |
| Grenoble | 20,8 % |
| Aix-Marseille | 18,9 % |
| Moyenne nationale | 6,7 % |
Le cadre européen confirme cette hiérarchie des langues enseignées : dans l’Union européenne, 97,6 % des élèves du premier cycle du secondaire apprennent l’anglais, 30,3 % le français, 19,2 % l’espagnol et 18,9 % l’allemand pour l’année scolaire 2023-2024, et 58,8 % apprennent au moins deux langues étrangères. Cette publication ne détaille pas de part européenne pour l’italien, je n’en avance donc aucune.
Mon verdict final
Au terme de ce test, si je devais noter mon avis Busuu, je mettrais une note de 6 sur 10. Le parcours d’italien est l’un des plus fournis parmi les applications généralistes, la progression sur l’échelle du CECRL est lisible, et la correction par des locuteurs natifs apporte quelque chose qu’un exercice automatisé ne donne pas.
Les réserves portent sur le plafond à B2, sur l’irrégularité des corrections communautaires et sur une tarification que l’éditeur n’affiche pas de façon stable en euros.
Ma recommandation pratique : commencez par la version gratuite, tenez dix semaines, et jugez à ce moment-là. C’est le seuil au-delà duquel la recherche mesure un effet réel, et c’est aussi la meilleure mesure de votre propre assiduité avant tout engagement annuel.
Si vous tenez ce rythme, l’abonnement se justifie ; sinon, vous aurez appris quelque chose d’utile sur votre propre assiduité sans avoir rien dépensé.
Note globale: 6/10
Les –
- Parcours d’italien plafonné au niveau B2, sans suite possible sur la plateforme,
- Corrections de la communauté de qualité très variable, sans explication des règles,
- Aucun prix affiché de façon stable en euros sur le site de l’éditeur,
- Certificats internes non reconnus comme un diplôme officiel de langue,
- Aucun suivi personnalisé par un enseignant, ni diagnostic des erreurs récurrentes.
Les +
- Plus de 580 leçons d’italien réparties en trois parcours distincts,
- Progression structurée sur les niveaux A1 à B2 du CECRL,
- Application bien notée, 4,6 sur 5 sur environ 31 000 notes de l’App Store,
- Version gratuite réellement utilisable pour tester la manière d’apprendre,
- Corrections par des locuteurs natifs et planification des séances motivante.
Pour qui ? Les débutants et intermédiaires en italien qui veulent une pratique quotidienne courte, structurée par niveaux, avec un budget contenu et la discipline de tenir plus de dix semaines.
Pas pour qui ? Ceux qui visent au-delà de B2, préparent un examen daté, ou ont besoin d’un retour humain régulier sur leur expression orale et leurs erreurs récurrentes.
FAQ : vos questions sur Busuu
Est-ce que Busuu est gratuit ?
Oui, Busuu propose une formule gratuite permanente, limité à une seule langue et à une partie des leçons du parcours, avec publicités. Il suffit de créer un compte pour la tester. Les offres payantes Premium et Premium Plus ouvrent la révision du vocabulaire et de la grammaire, le mode hors ligne, les certificats, l’accès à la communauté et les cours complets dans les 14 langues du catalogue.
Quels sont les inconvénients de Busuu ?
Les quatre principaux sont le plafonnement du parcours d’italien au niveau B2, la qualité inégale des corrections faites par la communauté, l’absence totale de suivi par un enseignant, et une tarification que l’éditeur n’affiche pas côté serveur. J’ai également rencontré un problème d’accès au compte depuis l’application Android lors de mon test.
Quel est le prix de Busuu ?
Aucun tarif officiel stable n’est consultable : les prix sont calculés dans le navigateur et varient selon les promotions. La seule donnée vérifiable est la liste des achats intégrés de l’App Store français, qui mentionne notamment 6,99 euros et 9,99 euros par mois, et des formules de 12 mois entre 79,00 et 189,99 euros. Vérifiez le montant affiché au moment du paiement.
Busuu permet-il d’atteindre un bon niveau en italien ?
Le parcours d’italien couvre les niveaux A1 à B2 du CECRL, soit de grand débutant à utilisateur indépendant capable d’argumenter. C’est suffisant pour voyager, échanger au quotidien et lire des contenus courants. Pour dépasser B2 ou travailler l’expression orale spontanée, l’application doit être complétée par des cours avec un professeur.
Comment télécharger Busuu et tester l’italien gratuitement ?
Elle se télécharge depuis l’App Store ou le Play Store, et la même progression reste accessible depuis un navigateur sans rien installer. La création du compte est gratuite : vous choisissez la langue à apprendre, situez votre niveau, et les premières leçons du parcours d’italien s’ouvrent avec leurs exercices. Aucun paiement n’est nécessaire pour cette phase d’essai.
Combien de temps faut-il pour progresser avec une application ?
Au moins dix semaines d’usage régulier. La méta-analyse publiée en 2025 dans ReCALL sur 65 études montre que l’avantage des applications mobiles pour le vocabulaire n’est statistiquement significatif qu’au-delà de ce seuil, avec un effet de 0,74 après correction du biais de publication. En dessous, les gains ne se distinguent pas d’une méthode classique.
Références
- DEPP, ministère de l’Éducation nationale, Note d’Information n° 25.35 : https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/2025-06/depp-ni-2025-35-440487.pdf,
- Eurostat, Commission européenne, statistiques d’apprentissage des langues : https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Foreign_language_learning_statistics,,
- Busuu,
- Apple App Store France, fiche de l’application Busuu,
- Trustpilot, fiche Busuu : https://fr.trustpilot.com/review/www.busuu.com.
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